Aux confins du Morbihan, dissimulé dans l'écrin boisé de la campagne bretonne, le Manoir de Bodrevan veille depuis plus de cinq siècles — témoin silencieux d'une Bretagne qui n'a jamais renoncé à son âme.
Découvert fortuitement sur le domaine, daté par un architecte des Monuments Historiques de Rennes. Sa pierre de couverture a disparu, transformée en auge au fil des siècles.
Un puits et des traces d'une ancienne voie romaine témoignent d'une occupation du site dès l'Antiquité tardive, profondément ancré dans le substratum armoricain.
Érigé selon les canons de l'architecture morbihannaise du XVe-XVIe siècle. Anciennement associé au patrimoine de Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne et bienheureuse carmelite.
Le seigneur de Bodrevan devient le premier maire de la commune lors de la Révolution. Son nom est lié aux délibérations du Pacte Fédératif du 14 juillet.
Le manoir est entièrement rénové dans le respect scrupuleux de l'architecture traditionnelle bretonne, préservant l'authenticité de chaque pierre et de chaque lucarne.
Le domaine, exploité en maison d'hôtes et d'accueil, perpétue une tradition d'hospitalité bretonne dans un cadre préservé, à moins de dix kilomètres des plages du Morbihan.
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Mis au jour lors de travaux, ce sarcophage de pierre, probablement carolingien, témoigne d'une continuité d'occupation du site depuis le haut Moyen Âge. Un architecte des Monuments Historiques de Rennes en a confirmé l'ancienneté remarquable.
Les vestiges d'une ancienne voie romaine traversent le domaine, accompagnés d'un puits médiéval encore visible. Ces traces d'occupation ancienne font de Bodrevan un véritable palimpseste de l'histoire armoricaine.
Le manoir conserve ses lucarnes caractéristiques du XVIe siècle, ses dépendances en pierres sous ardoises, sa longère et sa maisonnette — un ensemble architectural cohérent, rarissime dans son état de conservation.
Calvaire singulier orné de cinq boules symbolisant les cinq stigmates du Christ. Réplique d'une croix de Questembert, façonnée par Henri Dresch pour reconstituer un authentique hameau breton sur le domaine voisin de Rochevilaine.
Figure historique locale, il fut nommé premier maire de la commune le 7 février 1790. Son rôle lors des délibérations révolutionnaires et du Pacte Fédératif illustre l'engagement des seigneurs bretons dans la vie publique nationale.
Clos et boisé, le parc déploie sa pergola et sa roseraie face à la campagne morbihannaise. Un espace préservé, hors du temps, où le silence n'est troublé que par le vent dans les chênes centenaires.